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Fumier et agents pathogènes

A une époque, je disposais d'un livre dont le titre était La maison autonome. Je l'ai égaré, perdu ou prêté. Bref je n'en dispose plus. C'était une collection de techniques spécifiques à de nombreux domaines. On ne parlait pas encore de l'économie solidaire, mais c'était dans l'air du temps.

Le Web est un outil précieux, je viens de le retrouver. Il a été édité en 1.978.

La Maison autonome

Par sa conception et son intégration dans l'environnement immédiat, cette maison autonome permet à ses habitants de consommer ce qu'ils produisent et de produire l'essentiel de leur consommation. Le chauffage leur est fourni par le soleil, le bois. L'électricité leur vient du vent, de l'eau.


J'avais été étonné, entre autres choses, par la partie consacrée au fumier et de son action sur les agents pathogènes. Alors je reprends le sujet.

Le fumier est une matière organique issue des déjections (excréments et urine) d'animaux mélangées à de la litière (paille, fougère, etc.) qui, après transformation (compostage), est utilisée comme fertilisant en agriculture. Convenablement employés, les fumiers contribuent à maintenir la fertilité et à enrichir la terre par l'apport de matières organiques et de nutriments, et notamment d'azote.
Pour limiter tout risque sanitaire, le fumier devrait toujours avoir suffisamment chauffé avant épandage sur les cultures alimentaires

Les espèces (insectes, champignons) se nourrissant et transformant le fumier sont dites fimicoles ou coprophages.

Le terme « fumier » a été un temps utilisé en France pour des intrants inorganiques.

Précautions

Certains fumiers peuvent contenir des contaminants, notamment des hormones, antibiotiques et pesticides résiduels, des organismes pathogènes et des métaux lourds.

- Le compostage aérobie à température élevée éliminant beaucoup de contaminants, il est recommandé lorsqu’une faible contamination organique est suspectée. La prudence est cependant de mise, car des travaux de recherche ont démontré que les bactéries Salmonella et E. coli semblent survivre au processus beaucoup mieux que prévu.

- Le risque de transmission de maladies humaines décourage l’utilisation du fumier frais, voire de certains composts, en tant que fertilisant à épandre avant les semis ou la plantation ou en bandes latérales dans les cultures maraîchères, surtout si les produits de récolte sont fréquemment consommés crus8.

La décomposition du fumier génère de la chaleur, et il n'est pas extraordinaire que ce dernier s'embrase spontanément lorsqu'il est stocké en tas massif. Une fois qu'une telle masse de fumier est en feu, elle pollue l'air sur une très grande surface, et requiert des efforts considérables pour s'éteindre. Les grands feed lots doivent, par conséquent, s'assurer que les piles de fumier frais ne deviennent pas excessivement grosses. Le risque de combustion spontanée est très faible sur des petits tas.

Source :Le fumier


Source :Le compostage du fumier : Une stratégie pour réduire les populations d'agents pathogènes

Page modifiée: 16 April, 2020